SUR LES 9 PREMIERS MOIS DE 2011 LES DÉFAILLANCES DIMINUENT DEUX FOIS MOINS VITE QU'EN 2010.
Les défaillances sur le 3ième trimestre 2011
Les tribunaux ont prononcé 11881 jugements de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires, en repli de 3,5 % par rapport au 3ième trimestre 2010.
862 entreprises de 10 salariés et plus sont défaillantes (dont 15 de plus de 200 salariés) sur le 3ième trimestre 2011 contre 905 en 2010.
4934 entreprises ayant plus de 5 ans d'existence sont défaillantes (dont 1687 ont plus de 15 ans d'existence) sur le 3ième trimestre 2011, contre 4908 en 2010. La baisse de la sinistralité profite ainsi d'avantage aux sociétés de création récentes.
Le secteur du bâtiment reste un contributeur important avec 2885 jugements, mais en net retrait rapport au 3ième trimestre 2010 (-5,6 %). Globalement, la baisse de la sinistralité profite à presque toutes les activités et plus particulièrement à celles du transport et de la logistique (-17,4 %) et de l'immobilier (-23,6%). Par contre, la situation se dégrade fortement dans le secteur agricole (+22%), le commerce et la réparation automobile (+18,7 %)
L'amélioration est surtout sensible en Ile de France, dans le Pas de Calais, en Corse, en Basse Normandie (plus de 10 points), mais la situation se dégrade fortement en Alsace (+21,5%) et en Franche Comté (+13,2%).
Les défaillances sur l'année 2011
Les tribunaux ont prononcé 45324 jugements de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires, en repli de 1,6 % par rapport au 3ième trimestre 2010.
Les défaillances d'entreprises ayant pour activités les transports et la logistique sont en baisse de 13%, le BTP de 4,8%, l'industrie manufacturière de 9,1%/ Par contre, elles sont en augmentation pour les activités des services à la personne (+24%), la santé humaine et l'action sociale (+26,9%), le commerce et la réparation automobiles (+14,1%).
Sur les 9 premiers mois de l'année 2011, l'évolution des défaillances est donc à la baisse et concerne la plupart des activités. Toutefois le niveau reste très élevé et bien au-delà de qu'il était en 2007 avant la crise.
Selon la Banque de France, la baisse serait confirmée sur le 4ième trimestre 2011, mais la visibilité reste très réduite pour 2012.
Le défaut de paiement des clients, caractérisé par la défaillance ou par des pratiques de paiement abusives, constitue la première cause de défaillance des entreprises (près d'un quart des jugements). Une bonne maîtrise de la relation financière client, de la prospection à l'encaissement des créances, reste nécessaire pour pérenniser l'entreprise.
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